FABIENNE JAMOTTE
Notre vieux château a fait peau neuve. En effet, au mois de mai, après un an de travaux, la nouvelle Avouerie a été inaugurée. Elle regroupe le château et la salle de réception, la maison des associations, le centre d'interprétation de la bière ainsi qu'une boutique et l'accueil des visiteurs.
C'est une belle et noble dame qui se renouvelle sans arrêt et se drape de nouveaux atours. En effet, le donjon date du XIIe / XIIIe siècle et tout autour s'est construit un corps de logis (XVIIe siècle) et des dépendances dont une grande partie a disparu dans un incendie en 1897. Après cette date, le vieux château passe aux mains d'une société qui transforme les dépendances en petites maisons ouvrières puis l'ensemble est morcelé.
Heureusement, en 1968 l'Asbl « l'Avouerie d'Anthisnes » voit le jour, fait classer le bâtiment (13 mai 1970) et les travaux d'une première rénovation commencent. On assiste à l'aménagement des caves en brasserie, les charpentes et toitures sont restaurées et la maçonnerie extérieure du donjon est rejointoyée. C'est aussi à cette époque qu'est déplacée devant l'Avouerie une des six bornes qui délimitaient depuis 1768 la principauté de Liège et la principauté de Stavelot (dont faisait partie Anthisnes depuis cette date). Le tourisme devient une préoccupation essentielle et demeure le fil rouge de la dernière restauration que nous pouvons admirer.
La notion d'Avouerie nous reporte à la période carolingienne. C'est une institution de protection d'un bien ecclésiastique, de défense militaire et judiciaire. Si l'Avoué habite le château, il n'en est pas propriétaire pas plus que des terres attenantes. À Anthisnes, le plus flagrant c'est la beauté de sa résidence.
En tant qu'Anthisnois, il est indispensable de découvrir et faire connaître ce joyau : guidé par l'un ou l'autre membre de l'équipe d'animation à la bonne humeur légendaire, vous pourrez parcourir les bâtiments restaurés de la Brassine, le donjon avec sa mystérieuse entrée, l'escalier en chêne et le hall avec son pavement en briques mises sur champ, monter des échelles de meunier séculaires, apprendre le parcours de la bière, vous amuser avec des jeux d'autrefois en bois et admirer la charpente apparente de la magnifique tour ainsi que le paysage époustouflant qui s'offre à vous à 360° à travers les fenêtres qui étaient naguère des créneaux.
D'aucuns déploreront la disparition des caves si mystérieuses où l'on pouvait déguster une bière ou un jus de pomme, ou le parcours du petit chevalier à la fin duquel les enfants étaient adoubés par l'Avoué. Mais ce n'est que partie remise, l'équipe est pleine de projets, il faut un peu de temps pour les concrétiser…■
Suite à mon appel dans le bulletin précédent concernant la croix d'occis Decelle sise à La Rock j'ai reçu des informations (merci M et Mme Lardinois) : In : ADAM, Jacky. P11 Des moulins et des hommes Tome 6. L'Ourthe du Condroz vers la Meuse. Vottem : Des moulins et des hommes 2015. 352p.
Pierre Antoine Walthère Decelle est né à la ferme Saint-Laurent à Anthisnes en 1754, il est l'aîné de sept enfants. Il était le meunier du moulin de Bloquay à Fairon et est décédé d'une chute de cheval près de Vien le 15 septembre 1827. Une photo de la croix il y a une dizaine d'années (mais aujourd'hui, je ne l'ai toujours pas dénichée).
YOLANDE PARÉE
L'un des moments phares de notre événement fut l'accueil de l'auteur et illustrateur Pierre Bailly, créateur de la célèbre série de bande dessinée jeunesse « Le Petit Poilu ».
L'événement a rassemblé une septantaine de personnes, principalement des familles et de nombreux enfants, tous captivés par l'univers muet et poétique du petit héros.
Une discussion animée avec Pierre et une session de questions-réponses ont permis aux jeunes lecteurs et lectrices de plonger dans le processus créatif de l'auteur. Ensuite, les familles ont eu la joie de faire dédicacer leurs albums du « Petit Poilu » et de créer des marionnettes à son effigie.
L'après-midi, une activité de cuisine japonaise a été animée par la cheffe Miki Yokota.
Une vingtaine de participants a eu l'opportunité d'apprendre à cuisiner, par petits groupes, un repas traditionnel vegan. Le menu, composé de plats mi-chauds mi-froids, incluant notamment la fameuse soupe miso, a été préparé avec soin par la vingtaine de participantes.
L'atelier s'est achevé par une dégustation conviviale du fruit de leur travail, agrémentée d'un verre de vin.■